Seconde vitesse

30 octobre 2009

If sorry is the hardest word, thank you seems to be the most beautiful

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 19:05

J’y suis allée quand même, alors que quand j’étais petite elle m’effrayait un peu. Je me suis dit, c’est pas une raison, bouge-toi, tu connais sa mère, tu connais sa soeur, et tu les apprécies plus qu’un peu. Vas-y. Et j’y suis allée.

J’attendais ma mère devant l’église, qui en fait a oublié de m’attendre. Alors je me suis avancée seule vers la masse noire. C’est dingue ce qu’on peut trouver de fringues noires et élégantes et sobres pour l’occasion. J’avais juste un jean noir et un pull rayé noir et blanc, de toute façon il fait trop froid dans cette église pour enlever son manteau.

Ils pleuraient pour la plupart. En même temps, comment ne pas pleurer face à une personne de 44 ans emportée en quatre mois, qui était déjà handicapée et avait des soucis avec ses enfants ?

Et juste quand elles m’ont vu, sa mère et sa soeur, elles ont ouvert de grands yeux et m’ont ouvert leurs bras. “Merci d’être venue, merci beaucoup”.

3 commentaires »

  1. C’est une attention très touchante.

    Comment par Thé Citron — 30 octobre 2009 @ 22:59

  2. La mère d’un ami est partie elle aussi jeune après des années de souffrance. Pas facile pour les enfants. Et pour nous, quoi dire face à autant d’injustice? Souvent dans ces cas être présent-e vaut mieux que n’importe quelle parole.

    Comment par alice — 1 novembre 2009 @ 12:49

  3. C’est bon de sentir qu’on n’est pas seul(e) à venir pleurer quelqu’un. Ton geste a vraiment dû être apprécié, c’est bien que tu aies surmonté ce qui t’aurait empêché d’y aller…

    Comment par Laure — 11 novembre 2009 @ 12:46


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