Seconde vitesse

30 octobre 2009

If sorry is the hardest word, thank you seems to be the most beautiful

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 19:05

J’y suis allée quand même, alors que quand j’étais petite elle m’effrayait un peu. Je me suis dit, c’est pas une raison, bouge-toi, tu connais sa mère, tu connais sa soeur, et tu les apprécies plus qu’un peu. Vas-y. Et j’y suis allée.

J’attendais ma mère devant l’église, qui en fait a oublié de m’attendre. Alors je me suis avancée seule vers la masse noire. C’est dingue ce qu’on peut trouver de fringues noires et élégantes et sobres pour l’occasion. J’avais juste un jean noir et un pull rayé noir et blanc, de toute façon il fait trop froid dans cette église pour enlever son manteau.

Ils pleuraient pour la plupart. En même temps, comment ne pas pleurer face à une personne de 44 ans emportée en quatre mois, qui était déjà handicapée et avait des soucis avec ses enfants ?

Et juste quand elles m’ont vu, sa mère et sa soeur, elles ont ouvert de grands yeux et m’ont ouvert leurs bras. “Merci d’être venue, merci beaucoup”.

24 octobre 2009

Classé dans : Uncategorized — Stephanie @ 21:43

Rapport de stage fini (nul), relié (cher) et rendu (argh). Maintenant, pensons au mémoire. Aux deux projets tutorés. À la socio qu’il faut lire.

Ou bien tout simplement aux vacances.

Dodo.

18 octobre 2009

J’aime travailler la nuit, même quand je ne travaille pas

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 01:13

5 pages complètes en Times 12 pour l’instant et sans aucune mise en page. Du texte au kilomètre, qui me rassure parce que je me dis qu’une fois que j’aurai choisi une jolie police à empattements, et déterminé une mise en page induisant des paragraphes qui s’ouvrent sur une nouvelle page, truc du genre, j’aurai une quinzaine de pages. J’ai toujours pas fini, j’aimerais le finir demain, et aussi faire cet exposé d’allemand pour lundi.

Je n’aime pas l’allemand.

Je n’aime plus l’allemand depuis que des professeurs de faculté s’évertuent à me démontrer que mon light ES LV2 ne vaut rien. Non, je n’ai pas fait de grammaire depuis la seconde, mais est-ce ma faute si le programme de l’Education nationale est ainsi fait ? Et puis c’est pas comme si les séries ou films allemands étaient fort passionnants. OK, faisons exception de Goodbye Lenin et de La vie des autres (que je n’ai toujours pas vu, ce dernier, shame), les autres sont quand même… Derrick.

D’ailleurs, qui seriez-vous si vous deviez être un détective ? J’hésite entre inspecteur Gadget et Derrick. L’un plaît aux enfants, l’autre à ma grand-mère, j’hésite sur mon public cible prioritaire.

J’en peux plus de ce fucking rapport de stage. Exercice stérile par expérience. J’ai le cerveau tout retourné, surtout avec Didier Barbelivien à la télé : de “Toutes les filles que j’ai aimées avant” je suis arrivée à Emile et Images et “Un peu plus près des étoiles”.

Et du coup, j’en porte témoignage ici. Sait-on jamais, si jamais ma prof de musicologie passe dans le coin je lui fais une dédicace. Mais j’avoue retrouver des accents baroques chez Gilbert Montagné, c’pas ma faute. J’ai p’têt pas saisi encore toute la subtilité baroque. Ca viendra. Je reconnais déjà Vivaldi et je sais identifier chacune des saisons.

Allez, je finis cette foutue deuxième partie et je vais me coucher. Troisième et dernière partie demain, j’espère. Et ensuite mise en page sur InDesign, histoire de me faire la main. Et ensuite, vivre un peu.

15 octobre 2009

Je ne suis pas fatiguée

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 14:47

Aujourd’hui, je me décide pour faire du shopping à peu près utile. Disons que, mi octobre, et pas d’autre chaussures que les Kickers pour l’hiver et aucun pull, c’était un peu une situation alarmante. Armée de mon courage (je déteste faire les magasins), je rentre dans une boutique de chaussures et craque littéralement pour une magnifique, splendide paire d’escarpins noirs. Et pas chers. J’essaie, j’achète.

En me dirigeant vers la caisse, je me dis que j’aurais mieux fait de consulter mon compte bancaire ce matin, parce que là après je vais chercher de quoi réchauffer mes épaules pour l’hiver et enfin les fameuses bottines que je cherchais d’abord. Je culpabilise un peu, interroge ma conscience, qui me répond que j’ai bien le droit  de me faire plaisir, surtout vu le prix, et vu le temps que j’aimerais avoir des chaussures comme ça. Que ça ne s’use pas, que je peux les porter été comme hiver, qu’elles sont absolument confortables donc pas de problème. En plus, des noires : ça va avec tout, ma parole !

Enfin rassurée sur le bienfondé de ma démarche d’achat un peu compulsif tout de même, je suis réveillée par la vendeuse qui me demande si je les achète ou non. Je la regarde, m’interroge une dernière fois, puis lui souris et lui dis “Oui je les prends, et vite avant que la culpabilité n’arrive !” Elle me sourit, bien compréhensive ma foi.

Elle emporte mes chaussures à la caisse, je commence à farfouiller dans mon sac et m’apprête à dire que je vais payer en carte bancaire.

Et là, c’est le drame.

“Merde, j’ai oublié mon porte monnaie !”

Du coup, j’y retourne demain. Merci la perte de temps.

8 octobre 2009

“Féminisme mal placé” ?

Classé dans : Du papier et une couverture, Juste à côté de nous — Stephanie @ 23:15

Cours d’expression (cours où on nous apprend orthographe et style pour rédiger). Je demande à mon professeur s’il est accepté qu’on féminise les mots, “auteur” par exemple devenant “auteure”. Il m’a dit “Oui, bien sûr, ça peut se faire… mais j’avoue que pour moi c’est du féminisme mal placé”.

J’ai pas trop cherché à débattre, car sur une classe de 29 nous sommes 26 filles et personne ne m’a suivie. Mais concrètement… d’où une petite lettre peut être du féminisme mal placé !? Je comprends l’amoureux des mots qui parle. Mais quand même, est-ce normal que dans une biographie d’une femme qui écrit, le mot ne soit même pas féminin ?

Petite détresse personnelle. Pour moi, oui, auteurE. Non mais. Et dans mon mémoire je mettrais même écrivaine, si besoin !

1 octobre 2009

Place des grands hommes (et des grandes femmes)

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 21:11

J’y aurai passé trois mois. L’été complet, niveau calendrier. A pester contre la RATP, à apprécier les transports en bus, à rentrer à pas d’heure parce que même à pieds j’y avais accès. Trois mois à s’habituer à “le matin il fait chaud et il pleut à 12h02″, ou l’inverse. Trois mois, dont un mois complet à sortir quasiment tous les soirs.

Fatigue. Mais fatigue heureuse.

Avant, j’avais la fatigue dépressive, maintenant je suis avide du rire. Même (et surtout ?) quand il est l’heure de pleurer. C’est pour ça, la fatigue. J’ai savouré les rires partagés avec mes amis parisiens, les fous rires devant des séries débiles, ou bien des après-midis à coder et s’arracher les cheveux. Saint-Michel, des pubs, les 250 ans de Guiness, dégustation offerte, grands débats sur l’avenir du PS et du Modem.

Et puis les journées. A rire. A manger du chocolat. A rire encore. Et puis travailler, sérieusement, rapidement, jusqu’au prochain éclat de rire. Et s’y remettre, plier des enveloppes, appeler des journalistes, se faire raccrocher au nez par un médias, en rire en se gavant de chocolat pour se consoler.

Le retour est un peu difficile. Contrainte de la réalité, on ne peut pas la fuir éternellement. Changé les meubles dans ma chambre. Jeté mes vieilles fringues, vieilles chaussures, vieux sacs. Je fais de la place pour mon prochain ordinateur portable, je joue à la femme active. Je suis secrétaire générale d’une association. Je dors chez mon copain certains soirs, je me réveille à ses côtés et j’ai l’impression d’être la plus heureuse du monde. Mon chat m’a retrouvée et reconnue.

Et j’ai trouvé mon sujet de mémoire.

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