Seconde vitesse

5 août 2009

Ceux qu’on laisse derrière nous

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 09:03

On évolue tous en laissant derrière nous des gens. Telle nourrice, tel instit, tel prof de sport,… La vie nous grandit et nous éloigne de certaines personnes ; telle meilleure amie de premier trimestre de CP, tel hamster, telle cousine,… Ce n’est, en général, pas très grave puisqu’on se construit de manière tout à fait équilibrée sans eux. Ils ont fait partie de notre personne pendant un temps, mais c’était juste un passage. Grâce à la technologie, Copains d’avant (que je ne connais pas, donc je n’en parlerai pas) et Facebook, on peut désormais retrouver quelques-unes de ces personnes et renouer un lien !

J’ai retrouvé plusieurs personnes du primaire sur Facebook, ce qui a suscité diverses émotions :

- “Ah oui, c’est celui qui avait fait pipi dans sa culotte en cours de français en CE1 !”

- “Hm… on s’est déjà parlé ? AH OUI, il avait les mains moites quand on devait marcher deux par deux !!”

- “Ah, cette garce qui ne supportait pas que j’ai de meilleures notes qu’elle : pas question que je l’accepte un jour !”

Sans compter ces personnes que j’ai totalement oubliées. Dans le tas, j’ai néanmoins été très heureuse de retrouver B., ma meilleure amie du CM1 à la 5ème (ensuite c’était une garce), pour qui je m’étais fait punir parce que j’avais apporté, en primaire, des posters des frères Hanson dont elle était fan. Elle a beaucoup changé ; ou bien, non, ce n’est pas qu’elle a changé c’est qu’elle est allée au bout de ce dont elle rêvait depuis des années, ça m’a émue.

J’ai aussi été contente de retrouver M., une très bonne copine au primaire qui avait déménagé en CM2 et avec qui j’avais effectivement perdu contact (à part une lettre de voeux par an). Sauf que M. ne m’a jamais répondu. Bien que souvent active sur Facebook, elle n’a jamais, jamais répondu à mes deux messages privés pour prendre des nouvelles. De l’intérêt d’ajouter quelqu’un, CQFD.

Grâce à Facebook, j’ai aussi pu retrouver moult personnes perdues au cours de la vie : Machin rencontré dans une soirée, Truc dont je connais la mère, des gens que je ne connaissais pas parfaitement, mais à qui j’avais au moins parlé une heure, avec qui “garder contact” me semblait nécessaire, enfin surtout plaisant. Sauf qu’au final, sur 289 amis, je n’ai gardé contact vraiment qu’avec une poignée de personnes. Facebook n’a pas favorisé grand chose : c’était plutôt une démarche personnelle, de mon côté ou du leur, qui a fait que le lien, ténu, s’est approfondi avec le temps.

Cependant, Facebook m’a aussi permis de retrouver quelques-uns de mes ex petits amis. Ces délicieuses personnes avec qui on coupe les ponts délibérément et on sait très bien pourquoi. J’ai réussi à nouer un lien à peu près amical, en tout cas vide de toute ambiguité et plein de respect avec K. (what else, c’est un gars fantastique, c’est ce qui m’avait plu). Par contre, j’ai repris contact avec celui surnommé “Connard” et ça n’a pas été très fructueux : il est resté le même prétentieux égocentrique qu’avant, incapable de parler d’autre chose que de lui. Mais bon, on a lié une relation plus calme qu’avant, qui ne sert à rien parce qu’on ne s’est jamais revus et on ne le fera sans doute pas (du moins pas en s’appelant pour se fixer un rendez-vous), mais ça m’a apaisée à titre personnel.

Enfin, j’ai espionné complètement l’autre ex, le premier, celui à avoir fondé la catégorie “Connards”. Je ne l’ai pas ajouté mais parfois j’allais sur sa page, ce qui ne m’apportait rien mais bon. Jusqu’à ce jour de la semaine dernière, où il a fait une demande pour qu’on soit facebookfriends. Avec un petit message d’accompagnement, style salut on s’est pas vus depuis longtemps, voilà ce que je deviens (oui, lui aussi est égocentrique). Et là, je me suis sentie un peu glacée : si je peux retrouver des gens et les “espionner”, donc jouer avec Facebook… des gens peuvent aussi me retrouver (mais pas m’espionner, ma page est fermée). Ca ne m’a pas vraiment plu, de recevoir des messages de l’au-delà comme ça. Alors, vu que ça faisait plusieurs semaines que j’attendais pour fermer mon compte, je l’ai supprimé samedi dernier.

Parfois, ce n’est pas par hasard qu’on perd contact.

4 commentaires »

  1. Je suis d’accord que pour la plupart des amis, ce sont juste des gens qu’on a croisés comme ça, vite fait et qu’on ne sait pas trop pourquoi ils sont “amis” sur FB. J’en parle un peu sur mon dernier article.

    Sinon, ben t’façon, j’utilisais pas FB pour avoir des nouvelles de toi donc c’pas bien grave.

    Des bises, bonne journée :-)

    Comment par Thé Citron — 5 août 2009 @ 16:21

  2. Y en a qui valent le coup, d’être retrouvés, y en a pas, mais ça, on le sait pas à l’avance…
    Du coup, on peut être confronté à des déceptions…
    Cela dit : ce qui ne tue pas rend plus fort, il y a des enseignements à en tirer !
    ;)
    Bises

    Comment par Gabrielle — 5 août 2009 @ 19:11

  3. Thé Citron : Merci :)

    Gabrielle : Oui tu as raison. M’enfin parfois c’est cool de se préserver ^^

    Comment par Stephanie — 10 août 2009 @ 10:19

  4. FB ne m’a jamais attirée. Tous ces “ami-es” venu-es pour beaucoup d’on ne sait où, ça ne me dit pas trop.
    J’ai quand même crée un compte avec un speudo et invité un tout petit groupe d’ami-es. Mais j’ai aussi été envahi d’invitaions diverses donc mon compte est à l’abandon. De toute façon, les ami-es que j’y avais invité, je les contacte par emails, téléphone, etc. Pas besoin de FB.

    Comment par alice — 21 août 2009 @ 09:05


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