Finalement, j’ai trouvé un petit boulot de trois semaines avant de partir pour trois mois en capitale française pour un stage formidable dans une petite maison d’édition portant le nom d’un arbre fruitier. Je suis particulièrement heureuse, et je le serais encore bien davantage si :
- Je n’étais pas malade et ne risquais pas de devoir m’arrêter et avoir des jours de paye en moins ;
- Je n’avais pas à quitter mon amoureux, mon chat et mon poisson pour trois longs mois ;
- Mon père semblait revenir un jour de son périple à la recherche du rapatriement de sa copine ;
- Ma mère semblait considérer que quand je tousse, ai froid, tremble, je ne vais pas bien ;
- Mon chat arrêtait de faire la gueule.
Voilà, en attendant, bah, je paracétamole ma tronche, j’espère aller vite mieux, et surtout tenir demain, parce que j’ai vraiment besoin d’argent. Hier encore, le DAB (ça fait tellement plus charmant que “distributeur automatique de billets”) m’a informée que ma capacité de retrait était épuisée. Moi aussi, je suis épuisée, mais ce n’est pas pour autant que personne ne peut me voir !
J’ai fait un tour au zoo, l’autre jour, et à part un lapin dans la cage du tigre, rien n’a été particulièrement exceptionnel. Les animaux semblent tristes, il fait chaud, les enfants crient. Et mon appareil photo a fait la tête, lui aussi : lentille sale et batterie épuisée. C’est pas possible, c’est une histoire d’épuisement tout ça …