Seconde vitesse

28 avril 2009

“Je sais trouver un film porno mais pas l’info politique”

Classé dans : Juste à côté de nous — Stephanie @ 14:08

Ceci est un message un peu nerveux. Je préviens, je suis un peu chatouilleuse devant la mauvaise foi évidente de certaines personnes face à certains sujets. Notament quand il s’agit de politique. Toute sorte de politique. La question se pose à l’heure de la campagne des élections européennes (depuis hier, et on vote en France le dimanche 7 juin). Hier, j’en parlais avec des filles de ma classe après l’AG (IUT toujours bloqué, d’ailleurs), et il en est sorti que l’une d’elles ne savait pas vraiment de quoi il s’agissait et m’a déclaré : “Si on m’expliquait qui fait quoi, moi je veux bien, mais là je sais rien”.

Bon. Plusieurs points sont agaçants dans cette phrase. Commençons par le plus évident : le manque d’information. Il est vrai que sur les questions européennes, les médias relaient peu, et souvent mal, l’information. Le problème est global, et bien connu. A cela s’ajoutent les politiciens nationaux qui reportent sur “Bruxelles” tous les torts de leurs propres administrations. Ou quand on affirme que l’Europe prend des sous et ne fait rien. Pour info, chaque Etat donne environ 1% de son PIB pour le budget de l’UE. Et l’UE fait des choses dans tous les domaines : nourriture, éducation, routes, culture, économie, etc. Je n’évoque pas l’argument de la paix, apparemment ça n’est pas assez.

Le deuxième point qui m’a énormément dérangée c’est ce côté “Donnez-moi les choses, je suis trop empotée pour chercher toute seule”. Or, je veux bien être face à des personnes idiotes, mais en l’occurrence ce n’était pas le cas. De plus, quand on a une salle avec ordinateurs reliés à Internet à deux pas, on ne peut décemment pas dire que l’information est loin. Tentez : tapez donc “élections européennes” sur Google, il n’y aura pas rien.

Dans un monde où on arrive à dénicher toutes choses interdites ou cachées comme du porno, de la drogue, des cigarettes à cinq heures du matin, un kebab en sortant de boîte, une édition rare des Mille et une nuits, … comment peut-on se contenter de ne pas chercher ce qui concerne notre vie citoyenne ? Et, pire, ne pas le reconnaître comme un tort ?

Parce que, en gros, et c’est là le dernier détail qui m’a heurtée, elle ne sait pas, sait qu’elle ne sait pas, mais sait aussi qu’elle ne se renseignera pas si personne ne le lui apporte sur un plateau.

Donc, comme ça cadeaux : plusieurs sites d’information sur l’UE. OK, ça ne fait pas la Une des journaux, mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’y intéresser.

Le portail de l’Union européenne ; le portail français sur les questions européennes ; et Euronews.

20 avril 2009

L’avenir est un long passé (tu vois)

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 18:19

Donc, voilà, j’ai une nouvelle merveille à apprendre à manier :

Un Panasonic FZ-20 dont je ne sais absolument pas me servir. Mais il est très drôle pour l’instant de prendre ma soeur qui se sèche les cheveux, le chat de mon homme quand il dort (le chat), ou bien les arbres de mon jardin de manière originale mais tordue (sens littéral).

Enfin, dans quelques jours, j’irai m’entraîner ici :

Ca va me rappeler plein de souvenirs de sorties familiales, mais j’ai envie de me dire que je peux tenir le coup. J’ai très envie de tenir le coup.

Sinon, grande exclu : j’ai sans doute trouvé mon sujet de mémoire pour l’année prochaine, sur un sujet bleu et 12 étoiles, et j’aimerais bien en discuter avec mes professeurs pour savoir si ça peut donner quelque chose de bien ou pas. En tout cas, je sais que j’en ferai au moins une conférence, et c’est vraiment trop cool, je me sens enthousiasmée. Par contre, je ne dirai rien sur ce sujet de mémoire car je suis, hm, supersititieuse.

Enfin bon, Paris c’était joli, le Grand palais brille en rouge la nuit : Andy Warhol ou bien les tags ? Les soirées sur les Champs-Elysées et dans Paris 16ème, maintenant je peux le dire : j’ai vécu. Même une soirée, dans Passy, sur une péniche, aux pieds de la Tour Eiffel (qui était la Tour Montparnasse en fait) (ha ha non je plaisante) (ce qui est dommage c’est qu’elle ne scintillait pas quand on est passés dessous) (je ne vous cache pas que ce qui est vraiment dommage c’est que les douze étoiles soient loin).

Des conférences en anglais, des rencontres avec des Allemands, des Italiens, des Grecs, etc. Il paraît que mon accent anglais donne l’impression que j’ai vécu à l’étranger, soi-disant que je prononce les “h” et les “r” de manière correcte. Bon, par contre il paraît que mon accent allemand est “sexy” car “so French”, ce qui signifie que je parle allemand comme un bonbon russe, mais bon, ce n’est une découverte pour personne.

Je n’ai pas eu grand-chose à dire ces temps-ci car j’apprends à gérer seule mes crises d’angoisse, mes paniques “Je suis nulle, la vie de couple c’est de la merde, je suis bête, j’ai un gros ventre” et nya nya nya.

Ah, et aussi, je ne peux plus donner mon sang. C’est-à-dire que la fois où j’y étais j’ai failli mourir, vu que je suis tombée dans les pommes presque dans la rue devant une voiture, j’y suis restée une heure, c’était nul parce que j’étais en tenue de la tentation (petite jupe et hauts talons) et le coup du “je tourne de l’oeil dès que je me lève” ça a un peu tout gâché je dois dire. Enfin, je pensais avoir survécu, j’ai reçu ma carte de donneuse de sang (trop la classe !), on est sûrs et certains de mon groupe sanguin (A positif, aussi original que mes chaussures en 38-39, mes soutifs en 85- ? (non je ne vais pas tout donner !), et ma taille globale 36-38 : pour tout je suis banale !)

Et puis j’ai reçu une lettre m’invitant à consulter mon médecin pour cause d’anomalie légère dans le taux de globule rouge : peut-être une anémie, peut-être autre chose, quoiqu’il en soit on ne veut lpus de mon sang tant que je ne présente pas un résultat d’analyse attestant que tout va bien.

En lisant ça, j’ai un peu eu envie de dire “lol”, mais c’était bien plus sérieux que ça alors j’ai remballé mon sourire et j’ai mangé un délicieux taboulé (avec davantage de persil que de boulghoul, le vrai !), et j’ai arrêté d’y penser. Et puis voilà, je ne suis toujours pas allée chez mon docteur (en même temps je na’i toujours pas reçu ma carte de mutuelle…), mais ja’i montré mes résultats à un ami docteur, et j’irais bien, je serais simplement “une curiosité”.

Permettez-moi de vous dire que je suis très flattée d’incarner la valeur en laquelle je crois le plus.

Bien à vous,

Curiosité.

8 avril 2009

La crise est partout

Classé dans : Un écran et une zappette — Stephanie @ 10:13

Hier, devant un programme très évolué que la télévision contemporaine nous offre, une grande question s’est présentée à mon esprit très vif à cette heure de la nuit : Pascal le grand frère est une vraie personne, donc aux repas de famille, quand on lui demande ce qu’il fait comme métier répond-il “Je suis grand frère” / “Ah, tu es moine supérieur ?” / “Non, je suis Pascal le grand frère” ?

Eh oui, grave interrogation comme vous pouvez le constater. Je vous laisse un moment imaginer le désarroi si Pascal le grand frère dérape et se fait virer : il n’y a pas d’autre grand frère en France, c’est un métier vraiment bouché – et pour cause ! Alors, que fera-t-il ? Ira-t-il à l’ANPE, et inscrira-t-il, devant l’ancien métier “Grand frère” ? Est-il grand frère ou est-il juste Pascal ? S’appelle-t-il vraiment Pascal, ou serait-ce Blaise ?

Que de questions…

Mais il y en a une autre, sous-jacente : quid de Super Nanny ? Imaginons, un jour, devant la caméra, ça lui échappe, elle dit “Merde”, pouf, virée la Super Nanny ! Et, alors que Superman sent quand ses services sont requis, comment fera Super Nanny qui a besoin que M6 l’appelle ?

Personne n’a réfléchi à ces questions, qui pourtant sont primordiales, à l’heure de la crise : comment Pascal et Nanny retrouveront-ils un emploi si TF1 et M6 coulent ? Séquestreront-ils les PDG ? Ou, pire : les enfants ?

Aurons-nous nos programmes à temps ?

Mes amis, je voudrais simplement vous faire part de ma plus vive inquiétude.

Super Nanny, Pascal le grand frère, on pense à vous.

1 avril 2009

Exclusif : ils ont retrouvé le tome 4 de Millénium

Classé dans : Du papier et une couverture — Stephanie @ 10:11

Ce matin, en lisant quelques journaux, j’ai lu entre autre cet article de Rue89, titré “Exclusif : nous avons retrouvé le tome 4 de Millénium”. Je n’en ferai pas ici de résumé, donc je vous propose d’aller lire le lien, si vous êtes intéressés.

Millénium : les trois tomes paraissent dans les cinq premières ventes de l’année 2008, et avec l’adaptation en film, on n’a pas fini d’en entendre parler. La série qui se vend toute seule, qui séduit les amateurs de polars comme ceux qui les détestent. Le miracle éditorial et littéraire de l’année, en somme. Malheureusement, l’auteur est mort, et il n’y aura pas de suite.

Image : lefigaro.fr

Image : lefigaro.fr

Sauf à espérer que des hackers s’attèlent pendant presque une année entière à entrer dans le disque dur de Larsson, trouver le fichier du tome 4, le faire traduire en anglais, français et allemand… et le diffusent, gratuitement, sur Internet.

Louons-nous là des fans prêts à tout pour satisfaire leur soif littéraire, ou bien, à l’heure où les débats résonnent sur la piraterie Internet, n’avons-nous pas encore un exemple de jusqu’où ça peut aller ? Et l’auteur, dans tout ça ? Peut-on, vraiment, diffuser (même gratuitement, et sur Internet) un texte que l’auteur n’a pas voulu publier de son vivant ?

Certes, la question se pose, mais quand on considère qu’un inédit d’Alexandre Dumas paraît quasiment tous les trois mois en librairie… peut-on contester cet argument ?

L’oeuvre, appartient-elle à l’auteur ou à la postérité ?

J’ai, personnellement, plutôt tendance à sacraliser (de trop, bien souvent) l’auteur : ce que l’auteur veut, l’auteur l’a. Je suis un peu de la vieille école, mais il me semble normal que si un auteur renie ses textes passés, par exemple, comme Céline l’a fait, que les  textes en question disparaissent. Pour moi, l’auteur a un peu tout pouvoir sur ses oeuvres. J’essaie de mettre de l’eau dans mon vin, notamment depuis que je comprends qu’un auteur est un être tellement capricieux qu’il vaut mieux, parfois, décider pour lui.

Mais quand même. Quel coup de dingue ils font à tous ces éditeurs (en France, Actes Sud, qui n’a plus de preuve à donner quant à la qualité de son catalogue), ces hackers ! Et même aux traducteurs et à la traduction classique, puisqu’ils envisagent un système de wiki pour améliorer les traductions.

Bien ou pas, pour l’instant je n’ai rien trouvé d’autre sur le sujet à part cet article de Rue89, donc(d’un autre côté, la nouvelle qu’ils annoncent est exclusive). Mais j’imagine déjà que la nouvelle va rendre hystérique plus d’un amateur de Millénium… :-)

… Ou bien c’était une bonne blague.

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