Seconde vitesse

29 mars 2009

Laissons entrer le soleil

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 00:06

Ces temps-ci, j’ai le sentiment très vif que je pourrais toujours essayer aussi fort que je le peux, je n’y arriverai pas. Avec toute la bonne volonté du monde, que j’ai, ça ne le fera pas, c’est mort.

J’ai envoyé une vingtaine de demandes de stage, trois ne daignent pas répondre malgré mes messages sur répondeur et aux secrétaires – qui finissent par me connaître, du coup. J’ai eu un entretien : un échec. J’en ai un deuxième en avril que j’aime bien appeler ma dernière chance : en effet, les autres ont tous répondu par la négative, et puis j’en ai marre des lettres de motivation. Je continue à postuler aux offres qui m’intéresse sur le site national de l’édition, j’ai même trouvé une offre qui correspond exactement à mon profil, dans une maison qui m’a refusée. Faut pas chercher à comprendre, je suppose.

Je suppose aussi que la trentaine de lettres envoyées en réponse à des offres de job étudiants, demeurées lettres mortes plusieurs semaines après, faut pas chercher à comprendre. La facture qui m’a coûté cinq fois trop cher et qui n’a toujours pas été remboursée par l’opérateur téléphonique, pas de problème non plus, de même que la facture en principe consultable sur Internet qui est inaccessible et donc hors forfait encore ce mois-ci, je ne sais vraiment pas me gérer. Pas chercher. Et puis ce chèque de la mission d’intérim que j’ai faite il y a deux mois qui vient à peine d’arriver à l’AGENCE et non dans ma boîte aux lettres, je suppose que je dois être contente qu’il soit arrivé tout court. Sans compter ce chèque de trois centaines d’euros qui n’arrive toujours pas.

J’y ai mis beaucoup de bonne humeur, de la motivation, j’y ai cru, et rien ne s’est produit selon mes attentes. Bonne manière d’apprendre la vie, de toute façon je le sais bien : quoique j’entreprenne, il faut que j’apprenne à gérer la déception, la frustration, et à relativiser. A laisser entrer le soleil.

Heureusement que ma vie personnelle se passe mieux que ma vie professionnelle et matérielle. D’un certain côté, c’est le plus important. Je ne suis pas très carriériste, mais j’aimerais parfois que ce que j’entreprends seule se déroule mieux. Ma vie personnelle est le fruit d’échanges et de petites étoiles avec des personnes de qualité, mon seul mérite est d’avoir été au bon endroit au bon moment. Tout ce que je calcule, tout ce que j’espère, je le foire.

Alors, parfois, je me demande si ça sert à quelque chose que je continue. Que j’ose même penser à accepter un stage de trois mois, c’est dingue, j’ai envie de reculer avant même de savoir si c’est vraiment possible : je suis tellement convaincue de ne pas être à la hauteur. Pourtant, en principe, je ne crois pas au destin, je ne suis pas censée croire que tout ça n’est que signes m’indiquant de changer de route. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’arrive plus à voir autre chose. Je suis obsédée par ces échecs insignifiants au demeurant – on est tous logés à la même enseigne – mais qui sont autant d’obstacles sur la route qui m’épuisent.

Il y a juste une petite voix, en moi, qui me dit que peut-être, j’en suis capable. Et je ne sais pas si j’avance pour lui prouver qu’elle a tort ou pour me prouver qu’elle a raison. L’important, c’est peut-être que j’avance, non ? Peut-être. Et que j’évite de réfléchir, aussi.

Sinon, vous me retrouvez à pleurer sur un parking, pestant contre ma nullité innée dans les bras d’un pauvre amoureux qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Et moi non plus, je ne comprends pas vraiment, parce que je réfléchis sans y penser, et qu’au final la tristesse comme le bonheur débarquent sans s’annoncer. Et il faut faire avec, faut pas chercher.

14 mars 2009

Titre d’article personnel

Classé dans : Uncategorized — Stephanie @ 00:06

Depuis plus de deux ans, je partage une relation d’amour et de respect avec un jeune homme formidable. On s’est rencontrés alors qu’on était tous deux étudiants, on vivait chez nous parents. D’ailleurs, on vit toujours chez nos parents, mais lui est à présent entré dans la vie active. On dort l’un chez l’autre, parfois on prend un ticket d’évasion vers un hôtel et on est partis ensemble en vacances. On se construit petit à petit un nid d’amour, je n’utiliserai pas la phrase cliché “on se connaît par coeur”, en plus elle est fausse, mais on arrive de mieux en mieux à comprendre et anticiper les sentiments et réactions de l’autre. De plus en plus, on en est venus à parler d’emménager ensemble… dans quelques mois. Le projet est sérieux, on sait qu’on s’y tiendra, on s’aime.

On pourrait dire qu’on est un joli petit couple, mais j’ai l’impression qu’on est très attardés dans nos actions de couple, ces temps-ci. Apparemment, emménager ensemble n’est pas le si grand engagement que je pensais : ce soir encore, j’ai parlé à un troisième ami en couple qui va emménager avec sa copine… au bout de deux mois.

Deux mois.

Au bout de deux mois, j’étais même pas encore assez à l’aise pour prendre une douche avec lui, alors emménager ensemble était clairement impensable. Mais le fait est que trois couples qui m’entourent ont, très vite, habité sous le même toit : deux semaines, un mois, et ici deux mois. Je ne sais pas si emménager ensemble est une grande idée, mais je sais très bien qu’à titre personnel je ne l’aurais pas supporté. Quand on ne se connaît pas très bien, on est vite jaloux quand l’autre rentre un peu plus tard que prévu, ou bien suspicieux s’il passe trop de temps au téléphone à ne pas parler fort.

Mais il y a pire, dans le genre “vous êtes en retard à l’échelle des couples” : ceux qui se fiancent au bout de six mois. Une demi année à peine. Pour se prouver leur amour, ou je ne sais quelle obscure raison.

Dans tout ça, je me demande si la symbolique des actes a disparu dans une galaxie fort, fort lointaine. Et je m’interroge aussi sur comment se prouver son amour quand on vit dans deux maisons séparées, qu’on n’a pas de bague au doigt et pas l’intention d’en passer une, et qu’on n’a pas d’enfant non plus. Comment peut-on dire à la société “on s’aime” ?

Je n’ai jamais eu le sentiment que mon couple avançait trop lentement. Au contraire, il m’a toujours semblé que nous allions paisiblement mais sûrement. Notre rythme amoureux est de toute façon bien trop naturel pour paraître lent ou rapide.

Pour résumer, car c’est un peu brouillon, je m’interroge pas mal sur l’engagement ces temps-ci. Pas que j’aie l’intention de le demander en mariage ou autre, dans l’immédiat je ressens plutôt un besoin de repli sur moi-même, de solitude. Oui, j’ai envie de me réveiller à ses côtés tous les matins, mais tout d’un coup, si ça n’a plus de sens, ça ne m’intéresse plus. De toute façon, c’est un plan un peu lointain : je tiens à participer au loyer, et la pauvre étudiante que je suis n’est pour l’instant pas même en capacité de participer à ses propres repas.

Mais l’idée d’un foyer, avec lui, l’idée d’un partir en voyage puis de revenir, vers lui, ou avec lui, c’est ce qui me réjouit ces derniers temps. On est peut-être un couple attardé ou voué à disparaître, mais peu m’importent les autres. J’ai juste envie de me concentrer sur ces pensées sucrées de bonheur.

Bref, cet article ne veut rien dire mais j’ai promis à quelqu’un de poster ce soir donc je m’exécute. :-)

La chanson du dimanche – Piscine love

10 mars 2009

Ainsi font, font, font, les petites marionnettes

Classé dans : Uncategorized — Stephanie @ 18:58

Aujourd’hui, je suis en joie. Outre les diverses bonnes nouvelles, comme celle officieuse que j’ai validé mon premier semestre (!!!!), que ma mère a pu racheter la maison et que par conséquent nous ne déménagerons pas (!!!!!!), et que je n’ai toujours pas de stage pour la fin de l’année (ah non ce n’est pas une bonne nouvelle, ça), j’ai eu aujourd’hui un grand fou rire dans le bus. En voyant cette pub :

C’était celle sur Jospin. “Si cette émission a lieu, je me retire de la vie politique”. Ha ha ha.

Du coup, je partage. Oui, parce que ces temps-ci je n’ai pas grand-chose à dire et je vous respecte assez pour vous épargner les atermoiements de mon esprit idiot et de mes hormones agaçantes.

C’est ça, la classitude.

Publié sur WordPress.