Seconde vitesse

30 novembre 2008

Premier décembre deux-mille-huit

Classé dans : Uncategorized — Stephanie @ 21:33

Demain, c’est le 1er décembre. Le début de l’Avent, 24 jours avant Noël, le début du dernier mois de l’année 2008. C’est aussi la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Je pourrais vous faire un topo sur les statistiques à l’heure actuelle, et les risques sanitaires, les moyens de transmission de manière précise, et tout, mais je n’en ai pas du tout la compétence. Seulement, j’ai envie de marquer le coup car, suite à quelques conversations avec des personnes, il m’est apparu évident que beaucoup de choses  sont très méconnues.

Premièrement : le dépistage. Comment et quand se faire dépister ? La réponse est simple : quand on a pris un risque. N’est pas compris dans “risque” le fait de serrer la main à un séropositif, n’est-ce pas, merci. Le dépistage doit s’effectuer dans les 72h suivant la prise de risque, ou bien trois mois après. Pourquoi trois jours ou trois mois : temps d’incubation du virus, pendant ce temps-là, on peut certes faire la piqûre pour voir où ça en est mais le résultat n’est pas fiable. A noter : le dépistage, en France, se fait de manière anonyme et gratuite. Vous pouvez donc y aller en toute confiance. Sans oublier le secret médical qui lie les infirmières et médecins de chaque centre. Il est aussi possible de se faire prescrire le dépistage par votre médecin.

Sans prise de risque, un dépistage est inutile. Je présente ici le cas d’une fille que j’ai croisée à la médecine préventive, lors de la visite universitaire obligatoire : dans une relation stable depuis deux ans, partenaires exclusifs, son compagnon et elle ont été pas moins de quatre fois déjà dépistés. “Pour être sûrs”. Bon, donc je précise : pas besoin de chercher à “être sûr” quand on n’a rien fait d’incertain. Risque = dépistage, pas de risque = pas de dépistage. Le schéma est clair.

Par contre, à côté, une jeune fille riait en disant qu’elle, elle avait pris “plein de risques” et ne s’était jamais fait dépister. Ha ha. Alors là, j’arrête tout de suite les hilarités : ce n’est pas drôle. On peut coucher vingt fois sans protection avec un séropositif sans contamination, mais il suffira d’une seule fois. Et puis bon, c’est mignon le “on est jeune et invincible” mais c’est aussi très faux. Sans compter que l’argument “le préservatif coûte cher” est également très faux : dans les plannings familiaux, ils sont gratuits. Et, au pire, demandez-vous si votre santé et votre vie entière est plus importante qu’une chocolatine et réfléchissez-y avant de payer à la boulangerie (oui, je suis terrible, je profite d’un article sérieux pour glisser un peu de propagande linguistique de chez moi, j’assume).

J’attire votre attention sur le préservatif : on pense souvent au préservatif masculin uniquement, plus “pratique” et beaucoup moins cher que le féminin. Mais les avantages du préservatif féminin sont qu’on peut les mettre plusieurs heures avant l’acte (alors que le préservatif masculin, ça le “périme”), on ne le sent quasiment pas pendant l’acte, et, surtout, ça ne casse pas le feu de l’action. Sans compter les hommes qui refusent le préservatif : avec cette parade, la femme prend totalement le pouvoir. Par contre, comme je le disais, il est presque dix fois plus cher que le préservatif masculin, et un peu embêtant à mettre en place, surtout pour celles qui ne mettent pas de tampons.

Tout ça pour dire que non, le SIDA n’est pas mort. Aucun vaccin n’est trouvé : on ne guérit pas du SIDA. Les tri/quadrithérapies permettent de supporter la maladie mais ont des effets secondaires qui rendent la vie très difficile au quotidien. Les séropositifs ne correspondent pas tous au profil “homosexuel drogué inconscient” : ce cliché adorable permet d’éloigner la maladie des hétérosexuels bien sous tous rapports sauf sexuel et par conséquent est très dangereux.

Une dernière chose : faites toujours attention à votre verre quand vous sortez. Qui sait ce qu’on peut glisser dedans après un instant d’inattention. La prudence ne sera jamais suffisamment répétée…

26 novembre 2008

Ca me rassure vachement

Classé dans : Juste à côté de nous — Stephanie @ 19:09

Ces temps-ci, je ne vous cache rien, on est en crise. Pire que le jeudi noir d’avril 29, nous avons connu une dizaine de lundis noirs que très vite les journalistes ont cessé d’appeler ainsi. Le monde économique s’effondre, le méchant modèle capitaliste a montré ses faiblesses et chute, librement. Les 20 Grands se sont réunis, cherchant le point G menant à la jouissante solution miracle de résolution de la crise. Tout le monde a sorti ses “plans”, ses idées, ses concepts pour sauver la planète. Les ondes débordent de chroniqueurs débattant sur l’avenir du monde : va-t-on tous finir à la rue ? y aura-t-il du chômage ? si oui, beaucoup ? L’énorme interrogation présente à tous les esprits peut ainsi se résumer : Comment s’en sortir sans trop de dégâts ?

Car il est déjà admis que des dégâts, on en aura, et pas qu’un peu. Le goût de ces dégâts est amer dans les bourses privées des salariés de Ford Blanquefort, en pause jusqu’à janvier, invités à profiter de la vie avec des deniers qu’ils n’ont pas. Ce matin encore, dans des journaux non payants, le témoignage d’un couple, dont les deux parties sont salariées à Fort, constatant avec un brin de cynisme que, certes, ils avaient beaucoup de temps libre, mais comment l’occuper quand on est fauché ?

Fauché, c’est le risque qu’encourt l’audiovisuel public d’après les gens pas de droite. Au passage, un nombre : 900. C’est le montant des emplois qui ne seront pas renouvelés. Précision de taille : on ne met personne au chômage, mais 900 personnes iront prendre une retraite bien méritée et n’auront pas de successeur. Qu’on se rassure, d’après le porte-parole de l’UMP, noble parti couleur bleu roi, grâce à cette mesure, l’entreprise ira “bien”. Elle aura ainsi le financement pour améliorer les services d’informations. Je n’interprète pas, seulement je ne peux faire de citation, ma mémoire me faisant défaut : c’était l’interview de 8h15 sur France Info d’hier.

Sans compter que la LRU n’a pas encore fini de faire parler d’elle. Les IUT entrent dans la valse du grabuge, danse en trois temps comme tout le monde sauf Brel le sait : 1/ la pétition, 2/ l’assemblée générale, et 3/ le blocage. Je crois que je suis tellement remontée qu’un blocage ne m’irriterait pas, s’il est bien discuté. Cependant, je n’ai pas trop d’illusions : mon IUT dépend bel et bien de Bordeaux 3, qui n’est pas réputée pour ses débats à deux parties si la seconde partie n’est pas identique à la première.

Tout ça pour dire que la situation actuelle me rassure énormément. Je sens les efforts élyséens pour nous réconforter : nos chers ministres, ô deuil ô désespérance, n’ont plus le droit d’être habillés hauts en coutures. Il ne faut pas narguer les Français. La Star Academy se poursuit, dans un affligeant assortiment d’artistes sans voix, sans talent et sans art. Maman cherche l’amour, parce que Papa le trouve toujours très facilement : ces émissions totalement dans l’optique féministe et humaniste font chaud au coeur en cet hiver caverneux.

A présent, je n’ai plus peur de mon avenir. Merci à nos dirigeants, et vive la France.

23 novembre 2008

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants

Classé dans : Un écran et une zappette — Stephanie @ 21:59

Ils ont des problèmes sentimentaux, parfois des problèmes de poids ou de bouton, des questions existentielles d’orientation dans l’avenir, des pannes sexuelles et des dérapages alcoolisés : on les croit réels, mais ils sont tout sauf ça. De qui est-ce que je parle ? Des personnages des séries télévisées. Je veux dire, bien sûr que les acteurs sont réels, mais les caractères, les humeurs, tout ça : totalement pas crédible.

J’ai des preuves. Commençons par le plus agaçant : Derek -Mamour- Sheperd.

Derek

Derek

Derek est parfait : il est beau, brun aux yeux bleus, le regard mélancolique et rêveur, bref il est l’incarnation parfaite du prince charmant pour beaucoup. Mais il ne peut pas être réel. Quand il dit à Meredith quelque chose comme : “Oh oui largue-moi autant que tu veux, peu importe, je t’attends. Invite-moi à emménager chez toi puis fais comme si je te dérangeais, mais aucun souci, je t’aime, je t’attends.”, je m’excuse chers scénaristes mais ce n’est pas crédible. Personne dans la vraie vie n’attend comme ça sans rien.

En vrai, on secoue, on exige un changement. On attend, souvent, mais on n’en est pas suffisamment fier pour le proclamer. On attend pendant qu’on aime, mais dans la vraie vie l’amour s’en va.

Et dans la vraie vie, quand l’amour s’en va, ce n’est pas uniquement un jour de Noël, grand sourire, sous la neige “oh, on ne s’aime plus, quel beau chemin nous avons parcouru, à bientôt” (Gossip Girl). Dans la vraie vie, quand ton ex mari qui t’a larguée pour un homme se pointe chez toi avec son amant, tu n’es pas clémente. Tu es enragée, furieuse, et blessée de la “surprise”. Et au lieu d’aller à la patinoire, tu fais une scène, ou bien tu essaies d’avoir une explication. Tu ne fais pas comme si tout allait au mieux.

De même, tu ne drogues pas ta mère pour pouvoir te marier dans la rue sans que ça l’énerve (Friends), et un chien, définitivement, ne sera pas un témoin acceptable pour ce mariage.

Quand tu coucheras avec le copain de ta meilleure amie, ta meilleure amie cessera de devenir ta meilleure amie. Quand tu diras à ta petite amie que sa grand-mère est une manipulatrice, elle te donnera une claque.

Les gens ne se sourient pas quand ils se font des crasses, en vrai.

Et parfois, ce serait sympa que la fausse vie soit un peu plus le reflet de la vraie vie, non ?

Bien sûr, les happy endings font plus rêver que la vraie vie que l’on contemple jour après jour, tristement. Mais pour moi, avoir de l’espoir commence quand ce dont on rêve est réalisable.

20 novembre 2008

Le marchand d’espoir est passé

Classé dans : Centré sur moi — Stephanie @ 21:57

Lundi 17 novembre, je bombarde les librairies indépendantes de France et de Navarre où j’ai un logement pour demander un stage de deux semaines en février prochain. Une trentaine de mails en tout est envoyée.

Mardi 18, j’ai déjà deux réponses négatives.

Mercredi 19, une réponse négative et un “peut-être”.

Jeudi 20, une autre réponse négative.

A chaque fois, les “non” sont motivés par une raison simple : ils ont déjà un stagiaire à cette période-là. Ce qui me fait sérieusement m’interroger sur l’anticipation que les gens mettent à trouver un stage. Et je m’en veux de m’y prendre si tard, je commence à désespérer.

Pourquoi uniquement les librairies indépendantes ? Parce que, dans ma formation, il y a un certain dédain des grandes surfaces culturelles. Parce que je n’apprécie pas la politique commerciale de la Fnac et de Virgin et que les Cultura sont trop loin de chez moi en transports en commun (je n’ai pas le permis).

J’étais prête à écrire une longue litanie de “Oh mon Dieu pourquoi moi ? Pourquoi n’ai-je pas de stage ? Est-ce parce que je ne crois pas en Vous ?”

Evidemment, j’ai peut-être charrié avant d’apercevoir les boeufs. Ayant envoyé plus de trente demandes de stage et n’ayant reçu que cinq réponse, l’espoir était encore fortement permis.

Jusqu’à ce que jeudi, en début de soirée, une réponse positive me parvint, telle une lueur d’espoir.

HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!

Hystérique, j’annonce la nouvelle à tout le monde, sans même avoir répondu à leur réponse. Je suis totalement surexcitée !!

HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!

En plus, dans le registre des bonnes nouvelles “professionnelles” de la soirée : lundi en fin d’après-midi, j’ai rendez-vous pour un petit boulot étudiant bien sympathique payé smic + commissions + primes, accessible en bus, et l’équipe a l’air vraiment sympathique.

Bon c’est pas tout ça, mais il est l’heure d’aller reposer mon cerveau. Bonne nuit les petits !

17 novembre 2008

“I’m not European, I’m British !”

Classé dans : Centré sur moi, Juste à côté de nous — Stephanie @ 17:36

Aujourd’hui, alors que, émue, je regardais les cartes de l’Union Européenne qui ornaient les murs de la classe où nous avions cours, une copine me dit “Pourquoi tu aimes l’Europe ? Je veux dire, ça vient d’où ? Pour moi l’Europe… je m’en fous. Enfin, c’est bien et tout, mais je m’en fous.”

Elle a dit ça d’un ton nonchalant, ce qui est assez étonnant et montre qu’elle ne me connait pas très bien : généralement, pour critiquer Sartre ou l’Europe, les gens s’y prennent avec davantage d’arguments qu’un simple “Je m’en fous”. En construisant une argumentation plausible qu’on oppose à mon amour européen, ça rentre dans mon système d’entendement. Mais qu’on se contrefiche d’une institution qui a des impacts dans notre vie quotidienne, ça me dépasse complètement.

Et l’idée qu’on puisse aura été mieux informés des élections présidentielles aux Etats-Unis qu’on ne le sera des élections européennes me désole.

Une amie à moi, qui fait ses études en Angleterre, est membre d’une European society qui prône les valeurs de l’UE (pas gagné en Grande Bretagne !). Un jour, à son stand, une jeune fille lui a répondu : “I’m not European ! … I’m British !” Au moins c’est clair.

Je suis un peu dans le désordre, je le reconnais, et en plus j’ai encore quelques interrogations à vous soumettre… Dans un monde qui se transforme, où un Etat seul ne veut plus rien dire, où la paix peut s’en aller en un coup d’oeil, comment ne pas aimer l’Europe ? Qu’on la veuille différente, oui, j’admets très bien cette idée – et pour ma part, je la voudrais également différente : plus démocratique, plus proche du peuple, plus compréhensible, avec davantage de pouvoirs au Parlement (seul organe institutionnel élu par le peuple). Qu’on ne veuille pas d’Europe, qu’on ne se préoccupe pas du devenir d’un “truc” qui a permis la paix sur le territoire depuis plus de soixante ans : ça, je ne comprends pas.

En fait, je crois que j’ai beaucoup de mal à comprendre les citoyens-faux citoyens : ils prennent souvent à coeur le passage aux urnes (encore que bien souvent les présidentielles sont suivies avec davantage de feveur que les régionales ou les législatives, tout aussi importantes), mais entre les élections ne se penchent pas sur les questions concernant “la Cité”. Ce comportement social m’intrigue énormément. Je ne pense pas être parfaite dans ma manière d’appréhender le monde, mais j’essaie au moins de ne pas rester dans l’ignorance, de ne jamais me plaindre sans argument construit et crédible derrière. J’essaie, ça ne veut pas dire que j’y parvienne toujours.

Pour finir, un aveu : je me sens de moins en moins Française de nationalité. De plus en plus, la dimension “Européenne” prend de la place dans la construction de mon identité citoyenne. Cela s’exprime dans mon chauvinisme qui baisse fortement : je me sens heureuse de découvrir des anecdotes sur la Grèce, d’apprendre qu’un Européen a gagné un prix Nobel, et non plus amère que ce ne soit pas Français. Dans le classement de mes citoyennetés je dirais : Bordelaise / Européenne / Française / Libanaise. Et je ne suis pas certaine d’avoir raison sur ce point, mais ça me rend bien heureuse de me dire que mon premier pays référent est en pleine expansion et en pleine construction, qu’il s’est bâti sur la paix et le courage de certains, et j’espère que les nouvelles générations prendront soin de cette Europe, cette belle Europe.
NB : Europa, la nymphe enlevée par Zeus transformé pour l’occasion en taureau, était d’origine phénicienne.

16 novembre 2008

Sur la même longueur d’ondes

Classé dans : Uncategorized — Stephanie @ 12:56

J’écoute la radio parce que j’aime ne pas forcément choisir les notes qui vont tomber dans mes oreilles. J’aime aussi la brancher sur les chaines d’information en continu, ou les chaines culturelles. Chez moi, je n’écoute jamais la radio ; mais dans la rue, dans le bus, entre deux rendez-vous, je suis toujours dessus. Depuis environ quatre mois, je suis une “radio-addict”. Mais du coup, j’ai remarqué quelques petits détails qui m’horripilent de plus en plus, sur les chaines qui se prétendent musicales à grande audience. Surtout deux : ils coupent souvent les chansons, et ils passent les mêmes chansons en continu.

Le fait qu’ils coupent les chansons s’explique sans doute par le besoin de gagner du temps, ou bien de donner envie d’acheter l’album – voire, de le télécharger légalement et non gratuitement sur le site de ladite radio. Parfois, et là c’est terrible, ça me déclenche des envies de taper l’animateur en question, pendant l’intro musicale, on parle. Des chansons comme Bittersweet symphony de The Verve, ou Stairway to heaven de Led Zeppelin souffrent souvent de débuts et de fins trop longues, alors on coupe, ou on fait du remplissage sonore (souvent inutile et désagréable, il faut le reconnaître). Ce qui me fait mal au coeur, c’est que ça gâche l’ambiance musicale que les artistes ont voulu créer. Et puis bon, j’avoue que couper du LZ, je trouve ça légèrement impur, notamment sur un morceau aussi intense et beau.

Ceci dit, ce genre de chansons “encombrantes” ne passe pas si fréquemment sur les ondes. J’ai l’impression que pour la majorité des “tubes” diffusés, ce sont des morceaux très vendeurs et médiatisés. C’est le cas notamment pour des artistes qui ont déjà de la bouteille, avec plusieurs albums à succès derrière eux, mais dont seulement cinq titres maximum, s’ils ont de la chance, passeront à la radio. Quelques exemples, là encore :

- Mylène Farmer : seuls “Pourvu qu’elles soient douces”, “C’est une belle journée” et “Les mots” trouvent grâce aux yeux des animateurs radio qui les offrent à l’audience. Parfois, d’autres percent cette sélection, mais il faut reconnaître que trois chansons sur une carrière d’une vingtaine d’années et sept albums, c’est bien peu.

- Jean-Jacques Goldman : là aussi, ce qui passe en radio n’est pas représentatif, bien que davantage que chez Mylène Farmer. Vous entendrez aisément “Encore un matin”, “Envole-moi”, “Né en 17 à Leidenstadt”, “A nos actes manqués”, “Quand la musique est bonne” … et rarement le reste, qui pourtant a remporté un succès auprès du public.

- Tryo : les deux chansons du nouvel album et “L’hymne de nos campagnes” sont, il me semble, les seules fréquemment entendues sur les ondes. Pourtant, les trois premiers albums sont assez bons – à mon sens, meilleur que le nouveau, même -, mais le monde radiophonique ne semble pas partager cet avis.

Je ne me proclame pas adoratrice de ces artistes, simplement je m’interroge sur le choix des animateurs radio. Pourquoi passer certains titres plutôt que d’autres ?

Ce qui m’attriste, c’est que la seule réponse plausible que j’arrive à me formuler, c’est que cela est à but monétaire uniquement : on passe ce qu’on suppose (ce qu’on veut ?) être écouté le plus. Et l’idée de faire découvrir de la vraie musique, de donner sa chance à des plus “petits” est vraiment loin. Ce qui est dommage, c’est que, peu importe l’onde choisie par l’auditeur, les mêmes chansons vont passer. Ou bien le même genre. Et au final, on sera là, comme des gens qui aiment les mêmes choses (et je n’évoque même pas le phénomène “Grégoire” qui me désole plus qu’autre chose. Allez-y, prenez trois notes sur un piano et devenez reconnu, waw !)

Derrière la radio, il a mille talentueux artistes. On ne les écoute jamais. Sauf sur des petites radio. C’est vraiment dommage.

C’était la minute culture abimée de la journée. Bonne journée ☺ !

10 novembre 2008

Spectatrice

Classé dans : Juste à côté de nous — Stephanie @ 01:05

Le monde qui nous entoure est si fascinant qu’il m’est difficile de m’astreindre à un aimable silence.

Il y a eu l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Qu’est-ce que ça changera ? Pour le moment, pas grand chose, à part pour les photos : ça fait joli, une peau métissée dans une Maison qui fut trop blanche jusque-là. Ses qualités de diplomate, dont il a fait preuve depuis le début de sa carrière de politicien, seront bientôt mises à l’épreuve de l’international. La question de l’Irak demeure clé dans cette élection, même si seulement 9% des citoyens la déclaraient essentielle, en sortie des urnes. Obama va-t-il, et comment, retirer les troupes américaines du Golfe ? L’autre grand débat, qui a sans doute scellé les différences entre Mc Cain et Obama : la crise financière.

Les bourses du monde tremblent entre les mains de l’incontrôlable crise. Les banques s’inquiètent et les Grands hommes puissants se réunissent pour déterminer du sort de tous. La récession nous attend-elle vraiment ? Que dire du chômage, de la retraite, du SMIC, et des impacts de tout ça sur la démocratie ? L’association de Coluche Les Restos du Coeur font déjà des appels pour recruter des bénévoles. Ce qui est attristant : davantage de personnes ont recours à cette association pour se nourrir, et il n’y a pas assez de mains pour couvrir tout cela.

Mais, bien évidemment, la question qui me secoue absolument totalement à l’heure actuelle est la suivante : le groupe que j’entendais si rebelle à l’époque, Blink182, n’est-il en fait qu’un boys band parmi d’autres ? Réponse en vidéo…

Virginité

Classé dans : Uncategorized — Stephanie @ 01:03

“Camille s’apercevait avec effroi qu’elle était encore inexplorée, vierge en quelque sorte. Elle n’avait jusqu’à présent jouée d’elle-même qu’en suivant des partitions composées par d’autres, sans jamais s’aventurer au-delà de ses peur. Elle avait soif d’improviser sa vie.”

Alexandre Jardin, in Le Zèbre.

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