En ce moment, je me renseigne sur ça, et ça, et ça. Je sais bien que je n’aurai jamais le temps pour tout vu que je ne lâche pas ce que je fais déjà et que j’ai l’intention de renforcer, d’autant que j’ai un projet professionnel et un mémoire à rendre pour l’année prochaine, ainsi qu’un permis de conduire à passer (enfin !) … Ce sera une année chargée, mais je ne sais pas faire autrement ; quand je n’ai pas de but je m’ennuie. D’ailleurs, d’ici quelques semaines j’aurai passé le TOEIC, en principe, et je vais bientôt me lancer dans des lettres de motivation et CV en anglais pour un stage en février prochain. Que d’amusements, me direz-vous, et pourtant je trouve que ce n’est pas assez. Partir à Paris très précisément quand une amie proche est hospitalisée pour un mois au moins, c’est moche. Et les yeux de biche de mon chat me fendent le coeur, qu’est-ce qu’il va me manquer. Tout ça pour ne pas me dire que lorsque j’ai dit au revoir à mon cher et tendre ce matin en lui faisant un bisou-plaf pour qu’on rit au lieu d’autre chose, c’était la dernière fois avant dix jours qu’on s’effleurait. Tout ça pour ne pas y penser. Mais aussi, grande nouvelle, je maîtrise de mieux en mieux les réglages ouverture du diaphragme et vitesse d’obturation, je vais bientôt m’acheter un truc comme ça qui va avec mon appareil photo parce que ce serait bien pratique la nuit. Enfin la vraie bonne nouvelle c’est que j’ai ENFIN eu un cygne pas cramé. Bon voilà, tout ça pour dire : je prends le train cet aprem, et je vous tiens au courant ASAP if only.
23 juin 2009
17 juin 2009
Ces temps-ci, ma patience est morte, prise avec la Bastille dans les tourbillons de l’opéra. L’opé-rat. Ma patience, ou bien les relents de soumission que j’éprouvais tellement. Ou bien simplement que je n’ai pas la science suffisamment étendue pour supporter certaines situations plus souvent que nécessaire. Parce que la vie est trop courte pour s’emmerder. Alors en ce moment, je préfére juste oublier que je travaille alors qu’il fait beau et que je pourrais aller à la plage, je préfére oublier que mon corps fait la pute, que mes parents c’est toujours pas la joie, que dans cinq jours je serai à Paris pour une longue période de trois mois, et que la plupart de mes “amis” ont oublié que je partais.
Oui, voilà, c’est-à-dire que je l’ai répété à tout le monde en long en large et en travers et les gens ont oublié.
Bref. Halte à la susceptibilité, bonjour à l’oubli et aux vacances.
8 juin 2009
Hier, le vote a donné ce qu’on sait.
Parfois, on a vraiment envie d’y croire, peu importe ce que disent les sondages ou les gens qu’onr encontre dans la rue. Et bam ! Le résultat. 60% d’abstention.
Six personnes sur dix !
Qu’y avait-il de tellement important à faire que passer dix minutes dans un bureau de vote, temps de trajet compris, était impossible à faire ?
Tu vas acheter le pain, au passage tu votes. Ou bien avant de prendre les fleurs pour la fête des mères. Ou bien en promenant le chien.
C’est si dur que ça d’aller voter ?!
Outre ceux qui s’abstiennent mais par conviction, ce que je respecte parce que ce geste a été le fruit d’une réflexion, que penser des autres qui n’ont pas bougé de chez eux ?
Que penser de tous ces gens qui étaient dans la rue pour dire que Sarkozy et son gouvernement on en avait assez ? Où étaient-ils ?
Parce que, je suis désolée, mais à un moment il faut être cohérent, et cela est clair : si on en a assez du gouvernement, on fait en sorte que sa voix ne soit pas majoritaire à l’échelle européenne. Enfin, ça me semble naturel.
Et puis que penser de la montée des extrêmes, notamment aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne ?
Et puis, deux membres des Le Pen au PE : belle image !
Belle image.
Alors, depuis hier soir, je suis en colère et frustrée. Parce que les gens savent rouspéter sur l’Europe, ses taxes et ses directives, mais ne se bougent pas le cul pour s’exprimer.
Et puis quoi, faut-il TOUT comprendre pour voter ?
Ma grand-mère, qui dit encore “la” Soleil est allée voter. Bon, elle aurait mieux compris les enjeux des élections libanaises, c’est sûr, et l’Europe c’est un peu lointain pour elle, mais elle a voté.
Je ne vais pas ressortir le couplet du “elle a connu la guerre, elle comprend l’importance du vote”, je le trouve un peu surfait. J’oserais simplement dire qu’elle a une conscience humaine, tout simplement.
Qu’elle a compris que la crise du lait, c’était pas la France qui allait la résoudre. Ni le rosé, ou l’agriculture. Elle a compris que c’était important.
Bon, aussi, il faut dire que j’étais là, j’ai joué le rôle de lobby européen. J’ai fait voter environ une dizaine de personnes (contre une trentaine d’idiots que je n’ai pu convaincre de l’intérêt de foutre un bulletin dans une urne, trop dur apparemment pour certains) (là encore je ne parle pas de ceux qui le font par conviction).
Je deviens méchante, comme après chaque élection, mais j’ai dans la bouche le goût amer de la défaite de la démocratie.
Putain, 60% d’abstention…
Que ceux qui n’ont pas voté ne partent pas en Erasmus et paient une taxe à chacun de leurs voyages même intra-communautaire, ça leur fera les pieds.
3 juin 2009
J’ai récupéré une santé, et donc je me permets de vous rappeler que dimanche il faut voter.
Pourquoi voter ? Parce que le scrutin européen est quasiment plus crucial que le national : en effet, environ 70% des lois étudiées au Parlement français sont des traductions de lois votées au Parlement européen. Et puis, voter pour savourer ce droit, comme on savoure de s’asseoir à côté de personnes de couleur dans la rue, ou bien de manger du chocolat à toute heure, ou encore les droits humains.
Pourquoi voter pour les européennes ? Parce que le Parlement européen a de plus en plus de pouvoirs, qu’avec la ratification imminente du traité de Lisbonne il en aura encore plus, et surtout parce que c’est la seule institution européenne soumise au suffrage universel direct. Le PE, c’est un peu la voix des peuples européens.
Pour qui voter ? Je n’en sais rien, ça dépend de vos critères et de vos convictions politiques. Si, comme moi, vous n’avez toujours pas reçu les professions de foi des candidats, n’hésitez pas à consulter les sites de chaque parti. Pour un résumé que je trouve assez bien fait, vous pouvez aussi aller sur LeMonde.fr et lire les programmes des partis européens, parti par parti.
Est-il trop tard pour faire une procuration ? Non : en principe, vous pouvez la faire jusqu’à la veille du scrutin mais il faut compter avec le temps d’acheminement de la procuration vers la mairie.
Que faire si vous avez perdu votre carte d’électeur ? Eh bien vous n’aurez pas le petit tampon mais vous pouvez quand même voter, en présentant une pièce d’identité.
Les votes ont lieu du 4 au 7 juin dans les 27 pays de l’Union européenne, et le dimanche 7 en France. Bon vote, bonne conscience !

27 mai 2009
Finalement, j’ai trouvé un petit boulot de trois semaines avant de partir pour trois mois en capitale française pour un stage formidable dans une petite maison d’édition portant le nom d’un arbre fruitier. Je suis particulièrement heureuse, et je le serais encore bien davantage si :
- Je n’étais pas malade et ne risquais pas de devoir m’arrêter et avoir des jours de paye en moins ;
- Je n’avais pas à quitter mon amoureux, mon chat et mon poisson pour trois longs mois ;
- Mon père semblait revenir un jour de son périple à la recherche du rapatriement de sa copine ;
- Ma mère semblait considérer que quand je tousse, ai froid, tremble, je ne vais pas bien ;
- Mon chat arrêtait de faire la gueule.
Voilà, en attendant, bah, je paracétamole ma tronche, j’espère aller vite mieux, et surtout tenir demain, parce que j’ai vraiment besoin d’argent. Hier encore, le DAB (ça fait tellement plus charmant que “distributeur automatique de billets”) m’a informée que ma capacité de retrait était épuisée. Moi aussi, je suis épuisée, mais ce n’est pas pour autant que personne ne peut me voir !
J’ai fait un tour au zoo, l’autre jour, et à part un lapin dans la cage du tigre, rien n’a été particulièrement exceptionnel. Les animaux semblent tristes, il fait chaud, les enfants crient. Et mon appareil photo a fait la tête, lui aussi : lentille sale et batterie épuisée. C’est pas possible, c’est une histoire d’épuisement tout ça …
21 mai 2009
Si tu vois un canard blanc sur un lac, c’est un cygne
Posted by Stephanie under Centré sur moi[3] Comments
Je me sens contente. J’ai un travail, un stage, des amis, une anémie : tout va bien. Pas grand-chose à dire, Zazie dans le métro est un délice, FZ-20 un régal, le mode manuel une révélation. Pourtant, je ne suis pas encore douée, et mon nouveau défi de vie est de prendre en photo un cygne sans qu’il ne soit cramé.
Et demain, peut-être plage, puis zoo. Qui a dit que la vie était dure ?
PS : j’apprécierais des commentaires sur mes photos, considérant que j’avais mal réglé l’ouverture et la vitesse et que du coup elles ont été assez floues (le mode Manuel magnifique a des limites quand on est un boulet).
10 mai 2009
J’ai découvert Anna Gavalda il y a quelques années déjà, en apprenant qu’on pouvait souhaiter très fort que quelqu’un nous attende quelque part et en rester déçus, voire qu’on pouvait à jamais conjuguer une histoire d’amour au passé. J’ai aimé Je l’aimais, comme une révélation. Je me souviens encore de cette nuit folle à tourner les pages, avec ma tablette de Milka à côté, ces moments précieux, qui semblaient tellement vrais, que les pages m’offraient, ces listes incessantes de ce qu’un couple aurait pu faire ensemble, mais non. Mon âge innocent a pensé que ce livre contenait la plus belle des histoires d’amour.
J’avais prêté ce livre à mon père et à une cousine de la famille ; j’aime partager mes lectures aimées. On avait ensuite discuté du style d’écriture si particulier d’Anna Gavalda. Je l’ai rencontrée à Mollat lors d’un passage pour la promotion de Ensemble, c’est tout, j’ai été aussi séduite par la personne que par l’auteure. J’ai offert Je voudrais que quelqu’un m’attende à quelque part à A. et à G., je l’ai prêté à J. qui l’a prêté à L. qui l’a prêté à E. qui ne me l’a jamais rendu. J’ai fait une chaîne d’Anna Gavalda, j’avais tellement envie de la faire découvrir.
Pourtant, je n’ai pas le coeur en liesse avec la sortie en salle de l’adaptation du roman Je l’aimais. Entendre que “Parfois, il vaut mieux partir que rester”, que l’amour, le vrai, n’arrive qu’une fois et qu’il faut savoir monter à bord, quelque soit son âge et sa famille, et que tout cela n’est que beauté et non tristesse, entendre tout cela me fatigue. Les échos sont trop familiers.
Tout le monde essaie de me faire entendre raison, et tout le monde a raison : ce n’est pas tragique, que mon père soit parti pour quelqu’un d’autre. Ce qui m’attriste, c’est qu’il soit toujours à penser à elle, ou à être avec elle, aux moments qui sont importants dans la vie de ses enfants, comme Noël, leurs anniversaires, leurs examens et leurs vacances. Ce qui m’attriste, c’est que je ne sais plus comment m’adresser à lui, qu’une partie de moi culpabilise de lui en vouloir encore quand l’autre partie a envie de le prendre dans ses bras pour lui dire que je l’aime.
Je ne sais même plus quoi penser, quoi dire. Résumer “Mes parents ont divorcé, cette année”, c’est plus simple mais ça ne traduit pas mon désarroi. Tous les souvenirs fondés sur une illusion, toutes ces plaies qui n’ont pas le temps de se cicatriser qu’il les rouvre à nouveau. Tout ce temps perdu à se tourner autour, à évoquer des théories du complot, à ne plus se faire confiance.
Depuis un jour très précis, je déteste me séparer de quelqu’un en mauvais termes. J’aime clarifier les choses, puis dire au revoir. On peut mourir avec un clin d’oeil, et je ne voudrais pas que mes derniers échanges avec certains de mes aimés soient des larmes ou de la rancoeur. Alors, en attendant qu’il revienne avec elle, l’autre, j’espère juste que tout ira bien. Qu’on pourra effectivement disposer de ce temps qui nous permettra peut-être de retrouver une complicité. Surtout, en attendant ce moment de retrouvailles, je me sens perdue à réclamer de l’attention auprès de personnes qui ne sont pas lui, parce que lui ne me voit pas.
Tout ça pour dire que pour Je l’aimais, je passe mon tour. De toute façon, j’avais trouvé l’adaptation de Ensemble, c’est tout assez surfaite. A mes yeux, le petit truc en plus de Gavalda, c’est son écriture. Donnée que l’on ne retrouve pas à l’écran.
4 mai 2009
Aujourd’hui, dans le bus, j’ai compris ce qui m’avait mise en rage à propos de ces mobilisations universitaires : l’égoïsme latent des mobilisés. La cause en elle-même, je la comprends très bien, mais non seulement “on” est mobilisés pour se sauver soi-même mais “on” mobilise les autres en les motivant pour se sauver, ou en les culpabilisant de ne pas agir pour sauver les autres. Et moi, ça ne peut pas me parler.
Pourtant, je suis réceptive à tout cela : j’aime le caritatif, je sais m’engager sur le long terme. Mais pas parce que sinon je culpabilise : parce que je sens que c’est la bonne chose à faire. Quand on me demande pourquoi je me suis engagée dans une association européenne, je ne sais que répondre, excepté que ce combat est partie intégrante de ma personne et de mon futur, et je veux le construire.
Je fonctionne très facilement à la culpabilisation, sur n’importe quel sujet. Et, depuis que je suis en thérapie, je réalise que je me mets bien trop souvent en situation de culpabilisation. Pas que je sois foncièrement méchante, mais je m’en veux pour d’infimes détails que personne ne remarque. Du coup, j’ai tendance à éviter ce sentiment, dans toutes ses déclinaisons.
J’ai toujours refusé, dans toutes les campagnes que j’ai pu faire, notamment quand j’étais miliante dans une ONG reconnue d’utilité publique, de faire culpabiliser l’auditoire. Non, on ne montre pas d’enfant qui meurt de faim : on explique concrètement ce qu’il se passe. Ce qui ne veut pas dire cacher la vérité, mais pas l’utiliser. Le but est de faire passer un message, pas de donner une sensation fugace et désagréable.
La politique du sentiment, culpabilisation ou autre, est une mauvaise politique parce qu’elle n’est pas basée sur la raison. Or, qu’est-il de plus subjectif qu’un sentiment ? J’aime mon copain, mais je ne m’attends pas à ce que tout le monde en fasse de même. Oui, je prends un exemple particulièrement subjectif.
Mais dans le fait de culpabiliser ceux qui votent contre le blocage, on diffuse l’idée qu’il y a un combat entre le bien et le mal derrière tout ça. Qui est coupable ? Qui est victime ?
[On pourrait, à dessein, dire qu'il s'agit de savoir qui a raison. Malheureusment, il faut savoir raison garder et nous nous réserverons le droit de ne pas faire de ce trait d'humour quelque chose de vraiment drôle.]
Celui qui est victime est celui qui a le bien de son côté. Ici, il n’est pas question de victime de manière explicite : il n’y a que les coupables, qui, par conséquent, n’ont pas le bien de leur côté.
Ainsi, les assemblées générales, souveraines dans leurs décisions et dans leurs paroles, me donnent une étrange sensation de malaise : je me sens culpabiliser de ne pas vouloir de “grève générale comme en Guadeloupe” (voire, même, de trouver ça absurde et idiot), de souhaiter reprendre les cours, et de penser que tout ceci n’est qu’une vague farce.
Et puis, le côté “Je vous informe parce que vous êtes trop bêtes pour comprendre”… j’ai juste envie de répondre : lol. Accuser l’Union Européenne, via le processus de Bologne, de mal jouer son rôle, c’est tout simplement méconnaître la réalité et l’essence dudit processus.
Bref, je crois que j’ai été tout sauf claire, mais je suis très contrariée car, après avoir subi plus d’un mois d’interruption de cours, j’ai appris que j’avais deux semaines de partiels à compter de demain.
Ha ha ha.
Moi aussi, je ris.
28 avril 2009
“Je sais trouver un film porno mais pas l’info politique”
Posted by Stephanie under Juste à côté de nous[4] Comments
Ceci est un message un peu nerveux. Je préviens, je suis un peu chatouilleuse devant la mauvaise foi évidente de certaines personnes face à certains sujets. Notament quand il s’agit de politique. Toute sorte de politique. La question se pose à l’heure de la campagne des élections européennes (depuis hier, et on vote en France le dimanche 7 juin). Hier, j’en parlais avec des filles de ma classe après l’AG (IUT toujours bloqué, d’ailleurs), et il en est sorti que l’une d’elles ne savait pas vraiment de quoi il s’agissait et m’a déclaré : “Si on m’expliquait qui fait quoi, moi je veux bien, mais là je sais rien”.
Bon. Plusieurs points sont agaçants dans cette phrase. Commençons par le plus évident : le manque d’information. Il est vrai que sur les questions européennes, les médias relaient peu, et souvent mal, l’information. Le problème est global, et bien connu. A cela s’ajoutent les politiciens nationaux qui reportent sur “Bruxelles” tous les torts de leurs propres administrations. Ou quand on affirme que l’Europe prend des sous et ne fait rien. Pour info, chaque Etat donne environ 1% de son PIB pour le budget de l’UE. Et l’UE fait des choses dans tous les domaines : nourriture, éducation, routes, culture, économie, etc. Je n’évoque pas l’argument de la paix, apparemment ça n’est pas assez.
Le deuxième point qui m’a énormément dérangée c’est ce côté “Donnez-moi les choses, je suis trop empotée pour chercher toute seule”. Or, je veux bien être face à des personnes idiotes, mais en l’occurrence ce n’était pas le cas. De plus, quand on a une salle avec ordinateurs reliés à Internet à deux pas, on ne peut décemment pas dire que l’information est loin. Tentez : tapez donc “élections européennes” sur Google, il n’y aura pas rien.
Dans un monde où on arrive à dénicher toutes choses interdites ou cachées comme du porno, de la drogue, des cigarettes à cinq heures du matin, un kebab en sortant de boîte, une édition rare des Mille et une nuits, … comment peut-on se contenter de ne pas chercher ce qui concerne notre vie citoyenne ? Et, pire, ne pas le reconnaître comme un tort ?
Parce que, en gros, et c’est là le dernier détail qui m’a heurtée, elle ne sait pas, sait qu’elle ne sait pas, mais sait aussi qu’elle ne se renseignera pas si personne ne le lui apporte sur un plateau.
Donc, comme ça cadeaux : plusieurs sites d’information sur l’UE. OK, ça ne fait pas la Une des journaux, mais ce n’est pas une raison pour ne pas s’y intéresser.
Le portail de l’Union européenne ; le portail français sur les questions européennes ; et Euronews.
20 avril 2009
Donc, voilà, j’ai une nouvelle merveille à apprendre à manier :
![]()
Un Panasonic FZ-20 dont je ne sais absolument pas me servir. Mais il est très drôle pour l’instant de prendre ma soeur qui se sèche les cheveux, le chat de mon homme quand il dort (le chat), ou bien les arbres de mon jardin de manière originale mais tordue (sens littéral).
Enfin, dans quelques jours, j’irai m’entraîner ici :

Ca va me rappeler plein de souvenirs de sorties familiales, mais j’ai envie de me dire que je peux tenir le coup. J’ai très envie de tenir le coup.
Sinon, grande exclu : j’ai sans doute trouvé mon sujet de mémoire pour l’année prochaine, sur un sujet bleu et 12 étoiles, et j’aimerais bien en discuter avec mes professeurs pour savoir si ça peut donner quelque chose de bien ou pas. En tout cas, je sais que j’en ferai au moins une conférence, et c’est vraiment trop cool, je me sens enthousiasmée. Par contre, je ne dirai rien sur ce sujet de mémoire car je suis, hm, supersititieuse.
Enfin bon, Paris c’était joli, le Grand palais brille en rouge la nuit : Andy Warhol ou bien les tags ? Les soirées sur les Champs-Elysées et dans Paris 16ème, maintenant je peux le dire : j’ai vécu. Même une soirée, dans Passy, sur une péniche, aux pieds de la Tour Eiffel (qui était la Tour Montparnasse en fait) (ha ha non je plaisante) (ce qui est dommage c’est qu’elle ne scintillait pas quand on est passés dessous) (je ne vous cache pas que ce qui est vraiment dommage c’est que les douze étoiles soient loin).
Des conférences en anglais, des rencontres avec des Allemands, des Italiens, des Grecs, etc. Il paraît que mon accent anglais donne l’impression que j’ai vécu à l’étranger, soi-disant que je prononce les “h” et les “r” de manière correcte. Bon, par contre il paraît que mon accent allemand est “sexy” car “so French”, ce qui signifie que je parle allemand comme un bonbon russe, mais bon, ce n’est une découverte pour personne.
Je n’ai pas eu grand-chose à dire ces temps-ci car j’apprends à gérer seule mes crises d’angoisse, mes paniques “Je suis nulle, la vie de couple c’est de la merde, je suis bête, j’ai un gros ventre” et nya nya nya.
Ah, et aussi, je ne peux plus donner mon sang. C’est-à-dire que la fois où j’y étais j’ai failli mourir, vu que je suis tombée dans les pommes presque dans la rue devant une voiture, j’y suis restée une heure, c’était nul parce que j’étais en tenue de la tentation (petite jupe et hauts talons) et le coup du “je tourne de l’oeil dès que je me lève” ça a un peu tout gâché je dois dire. Enfin, je pensais avoir survécu, j’ai reçu ma carte de donneuse de sang (trop la classe !), on est sûrs et certains de mon groupe sanguin (A positif, aussi original que mes chaussures en 38-39, mes soutifs en 85- ? (non je ne vais pas tout donner !), et ma taille globale 36-38 : pour tout je suis banale !)
Et puis j’ai reçu une lettre m’invitant à consulter mon médecin pour cause d’anomalie légère dans le taux de globule rouge : peut-être une anémie, peut-être autre chose, quoiqu’il en soit on ne veut lpus de mon sang tant que je ne présente pas un résultat d’analyse attestant que tout va bien.
En lisant ça, j’ai un peu eu envie de dire “lol”, mais c’était bien plus sérieux que ça alors j’ai remballé mon sourire et j’ai mangé un délicieux taboulé (avec davantage de persil que de boulghoul, le vrai !), et j’ai arrêté d’y penser. Et puis voilà, je ne suis toujours pas allée chez mon docteur (en même temps je na’i toujours pas reçu ma carte de mutuelle…), mais ja’i montré mes résultats à un ami docteur, et j’irais bien, je serais simplement “une curiosité”.
Permettez-moi de vous dire que je suis très flattée d’incarner la valeur en laquelle je crois le plus.
Bien à vous,
Curiosité.










